@misc{PUB-0043,
  title = {{Réseaux d’archives institutionnelles en Europe : logiques de développement et convergences}},
  author = {Foulonneau, M. and Badolato, A. - M. and Horstmann, W. and Van Godtsenhoven, K. and Jones, S. and Robinson, M. and Feijen, M. and others},
  year = {2008},
  url = {https://hal.science/sic\_00205049v1},
  abstract = {Les archives institutionnelles en Europe se sont développées avec des logiques très
différentes. Elles se sont structurées dans des réseaux nationaux pour partager les
compétences mais aussi créer des outils et services communs. Le projet européen DRIVER
(Digital Repositories Infrastructure Vision for European Research) rassemble 5 réseaux
européens d'archives, en Allemagne, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, en Belgique et en France
pour établir les bases d'une infrastructure européenne fondée sur les archives scientifiques.
L'Allemagne a mis l'accent sur la promotion du libre accès et la certification d'archives
institutionnelles, les Pays-Bas ont structuré un réseau efficace de collecte des documents et
ont créé de nombreux services à valeur ajoutée pour tirer parti de cette masse de contenus. Le
Royaume-Uni a créé un partenariat d'archives qui échange des compétences mais développe aussi
de nombreux services dont bénéficient les archives britanniques et mondiales. La France a
inauguré une plate-forme pluri-disciplinaire sur le modèle des archives disciplinaires telles
que arXiv ou CogPrints et a intégré progressivement la problématique des archives
institutionnelles avec la création d'un réseau. Enfin la Belgique tire parti du projet
européen DRIVER pour inciter les établissements de recherche à créer leur propre archive. Les
cultures développées dans chacun des réseaux nationaux font néanmoins apparaître des
divergences sur la manière dont les archives ont été créées, mais aussi sur les acteurs qui
doivent les alimenter, sur les types de documents à y intégrer, sur les stratégies à
développer pour atteindre une masse critique de contenus, sur les missions qu'elles doivent
remplir. Les actions visant à favoriser les dépôts par les chercheurs se sont ainsi focalisées
sur des aspects différents : la création de services pour les chercheurs, les incitations
auprès des établissements de recherche à créer leur propre archive, les actions dirigées vers
les organismes de financement de la recherche, enfin les actions visant à mettre en valeur les
bénéfices pour les chercheurs en terme de visibilité de leur production scientifique. Alors
que la logique institutionnelle a permis dans certains cas d'atteindre des taux de dépôts
importants dans les archives, elle se heurte à la logique des services disciplinaires basés
sur la contribution par les chercheurs à un corpus collectif de type Web 2.0 qui favorise les
échanges et la génération d'idées nouvelles. Cependant, les réseaux nationaux d'archives
semblent converger vers des priorités et des axes de développement similaires pour l'avenir,
cohérents avec l'évolution des archives disciplinaires. L'intégration des archives dans un
contexte plus global, européen aujourd'hui et mondial demain permettra d'articuler des
services à valeurs ajoutée basés sur des types d'archives différents, répondant à des besoins
variés mais créant des corpus ouverts, sources de nouvelles pratiques scientifiques.},
  note = {Foulonneau, M., Badolato, A. - M., Horstmann, W., Van Godtsenhoven, K., Jones, S., Robinson, M., Feijen, M., et al. (2008). Réseaux d’archives institutionnelles en Europe : logiques de développement et convergences. Ametist, 2(2).}
}
